L’entretien et la maintenance de votre véranda sont indispensables pour qu’elle continue à vous rendre au fil des années les mêmes services qu’au premier jour. Et aussi pour qu’elle conserve longtemps sa beauté originelle. Ces travaux prendront une importance très différente selon la nature des matériaux et l’exposition climatique de la véranda, et pourront la plupart du temps être réalisés par vos propres soins (à l’exception des travaux de maintenance lourde et d’éventuelles réparations, pour lesquels vous devrez faire appel à des professionnels).
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L’entretien et la maintenance de votre véranda sont indispensables pour qu’elle continue à vous rendre au fil des années les mêmes services qu’au premier jour. Et aussi pour qu’elle conserve longtemps sa beauté originelle. Ces travaux prendront une importance très différente selon la nature des matériaux et l’exposition climatique de la véranda, et pourront la plupart du temps être réalisés par vos propres soins (à l’exception des travaux de maintenance lourde et d’éventuelles réparations, pour lesquels vous devrez faire appel à des professionnels).
Certains travaux relèvent du simple entretien régulier : nettoyage des vitrages, lessivage des structures, enlèvement des feuilles mortes bouchant les chéneaux, lubrification éventuelle des pièces mobiles. D’autres doivent être envisagés à échéances périodiques, tels que le relaquage ou le revernissage des structures en bois ou en acier. Enfin, une dernière série d’interventions concerne les réparations à prévoir en cas de dommages (c’est le cas par exemple du remplacement de pièces d’usure comme les roulements des baies coulissantes). Nous listons ci-après ces différentes opérations en traitant successivement les trois principaux types de structures (acier, bois et aluminium).
Nous insisterons également sur les particularités de certains matériaux de remplissage apportant une aide précieuse en matière d’entretien (vitrages autonettoyants) et sur les carnets d’entretien distribués à leurs clients par de nombreux fabricants de vérandas.
Autrefois, le principal défaut de l’acier était sa faible résistance à l’oxydation en milieu humide ou salin. De nos jours, les progrès technologiques permettent de réaliser des traitements de surface résistant beaucoup mieux à la corrosion. Métallisé à chaud par pulvérisation de zinc, l’acier est ensuite laqué selon deux techniques : la première consiste à appliquer une peinture époxy, très résistante ; la seconde met en œuvre une peinture polyuréthane. Ces finitions garantissent une longue résistance contre la rouille. Il faudra néanmoins prévoir à plus ou moins long terme un décapage de la surface, suivi d’un nouveau laquage en deux ou trois couches. L’entretien courant de l’acier laqué peut être facilement réalisé par un lavage à l’éponge au moyen d’eau additionnée d’un agent mouillant. Terminer par un rinçage soigné à l’eau claire et un essuyage avec un chiffon doux. A proscrire : l’utilisation d’un nettoyeur haute pression, de produits lessiviels agressifs ou de tampons abrasifs, paille de fer, papier émeri, etc. Ces traitements risquent en effet de détériorer le revêtement, avec des conséquences graves à moyen terme (corrosion irréversible du métal).
L’entretien des vérandas en bois dépend de deux critères : la nature de l’essence choisie et le traitement de surface initial.
De tous les matériaux, l’aluminium est certainement le moins exigeant sur le plan de l’entretien. Sa résistance à la corrosion étant très élevée, les laquages sont garantis à très long terme (10 ans sous label Qualicoat, voire 15 ans sous label Qualimarine). Sa maintenance se résume donc à un nettoyage régulier à l’eau additionnée d’un agent mouillant, suivi d’un rinçage à l’eau claire et d’un essuyage au chiffon doux. Il faut prohiber l’emploi de détergents très agressifs ou de tampons abrasifs qui endommageraient les surfaces laquées. Il convient d’être attentif aux salissures occasionnelles provenant de projections de ciment, de plâtre ou de peinture lors d’un ravalement de la maison par exemple. Dans ce cas, il est indispensable de procéder immédiatement au nettoyage de ces dépôts accidentels. L’utilisation d’un produit décrassant-lustrant peut être nécessaire, toujours suivi d’un lavage et d’un rinçage à l’eau claire. Il est recommandé de toujours effectuer un essai sur une partie cachée pour vérifier que le laquage ne sera pas endommagé ou terni par ce décrassage.
Les vitrages autonettoyants proposés par les principaux industriels verriers sont désormais bien au point. Leur efficacité est parfaitement démontrée : installés en toiture notamment, ils réduisent très fortement la fréquence de l’entretien. Pilkington, n°1 mondial du verre plat, garantit que son double vitrage Activ Sun Cool n’exige qu’un nettoyage manuel complet tous les cinq ans ! Cette fonctionnalité apporte bien plus qu’une commodité confortable quand on connaît les difficultés pratiques d’entretien d’une toiture (usage nécessaire, voire dangereux, d’un escabeau ou d’une échelle, parties inaccessibles qui ne seront jamais vraiment nettoyées, etc). Rappelons le mode d’action du vitrage autonettoyant. Sa face externe est revêtue d’une couche microscopique d’oxydes métalliques dotés d’une propriété remarquable : sous l’influence des rayons UV de la lumière naturelle, elle détruit par pyrolyse les salissures organiques qui se déposent à la surface (insectes, fientes d’oiseaux, particules végétales, etc). La pluie fait le reste en évacuant les résidus. Ce vitrage présente aussi la particularité d’être hydrophile, c’est-à-dire qu’il favorise le “nappage“ de l’eau de pluie, évitant la formation de cernes inesthétiques. Bien entendu, l’effet autonettoyant exige l’intervention régulière de la pluie. En période sèche, il sera nécessaire de procéder à un lavage périodique au jet d’eau pulvérisée.
Les quincailleries, roulements de baies coulissantes et toutes les pièces mobiles équipant votre véranda doivent faire l’objet de soins particuliers. Si une lubrification périodique est recommandée par le fabricant, il est nécessaire de la pratiquer en utilisant les produits préconisés. La vérification et le réglage éventuel des pièces soumises à frottement, rotation ou guidage doivent être effectués une fois par an. Vous vérifierez notamment le bon serrage de la visserie des pièces en rotation (poignées de portes et fenêtres). Les rails des baies coulissantes doivent être nettoyés dès qu’ils s’encrassent outre mesure. Concernant les roulettes de roulement des baies, il conviendra de les remplacer à échéance car leur usure est normale. N’omettez pas de demander à votre vérandaliste de vous fournir de suite un jeu de remplacement car il vous sera peut-être difficile de trouver des pièces de rechange au bout de quelques années.
La plupart des vérandalistes sérieux remettent à leurs clients un carnet d’entretien lors de la réception des travaux. Ce guide pratique comporte l’ensemble des opérations relatives au nettoyage de la véranda, en insistant sur les points les plus importants et sur la périodicité des différents entretiens à prévoir selon le type de matériaux. Thierry Thomas, chef de marché vérandas chez Schüco France estime que « ce document est indispensable pour assurer la pérennité des réalisations et guider les clients par des conseils simples et pratiques. Nous leur recommandons aussi de ne pas hésiter à nous appeler en cas de doute sur l’emploi d’un produit de nettoyage. »
Le carnet d’entretien permet aussi de préciser la périodicité des interventions. Dans la généralité des cas, un lessivage annuel des structures est suffisant. En revanche, en milieu urbain dense ou dans les régions maritimes, un nettoyage semestriel est préconisé. Jacques Rabiller, directeur commercial des Vérandas Rideau, considère que « le carnet d’entretien permet de rendre les clients attentifs aux précautions à prendre pour préserver longtemps leur véranda ainsi qu’éviter des déboires en cas d’inobservance des règles d’entretien. »
Grâce aux vitrages autonettoyants, votre toiture en double vitrage restera impeccable pendant cinq ans ! C’est l’argument-choc développé par les industriels du verre qui commercialisent des vitrages autonettoyants. Cette technologie – voir ci-contre page 75 – repose sur une couche d’oxydes métalliques spéciaux dotée d’un double pouvoir catalytique et hydrophile. Cette propriété permet au vitrage de détruire et laver tout seul les salissures d’origine organique. Philippe Grell, directeur technique et marketing de Pilkington Europe, insiste sur les particularités du vitrage Activ Suncool de la marque : « Les essais démontrent que notre produit Suncool agit pendant très longtemps, de l’ordre de cinq ans, et qu’aucun entretien n’est exigé entretemps. De plus, ces vitrages conservent leur transparence normale et peuvent également recevoir des couches de protection solaire qui les rendent très performants en toiture de véranda. »
On n’y pense pas forcément mais les chéneaux et crépines des descentes d’eau pluviale doivent faire l’objet d’une attention toute particulière : il est indispensable, plusieurs fois par an, de vérifier qu’ils ne sont pas obstrués par des débris de végétaux préjudiciables au bon écoulement de l’eau, notamment à la fin de l’automne après la chute des feuilles mortes. Mais il se peut également que des mousses se fixent et prolifèrent sur les parois de ces chéneaux et tuyauteries. Procédez sans tarder à l’enlèvement de ces obstacles naturels sous peine de voir vos gouttières ne plus remplir leur office.
Certains fabricants de profilés aluminium proposent des chéneaux équipés de grilles fort utiles pour empêcher les débris de s’infiltrer dans les descentes d’eau qu’il sera plus difficile de déboucher. C’est notamment le cas de l’extrudeur-gammiste Aliplast : « Ces chéneaux grillagés sont disponibles en option dans toutes nos gammes et apportent une réponse adaptée à ce problème bien connu » explique Dirk Larivière, Sales Manager Export d’Aliplast.